Le Meilleur du Web n’a pas besoin du web!

Le Meilleur du Web n’a pas besoin du web!

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01.12.18 By Rhino Universal
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Jeudi 22 novembre, j’avais le plaisir de retrouver mes collègues et concurrents, en ma qualité de juré, pour la cérémonie de remise des prix du Meilleur du Web 2018, récompensant les meilleurs projets créatifs romands diffusés sur le web durant l’année écoulée.
Cette cérémonie annuelle, organisée par l’association MDW, récompense ainsi les meilleurs projets des agences de communication et digitales en lice dans 10 catégories distinctes.

Cette année, le lieu accueillant cette soirée était le prodigieux Rolex Learning Center de l’EPFL, créé en 2010 par le célèbre bureau d’architectes japonais Sanaa. Il est ici amusant, pour ceux qui auront cliqué sur le lien web de Sanaa, de constater qu’ils n’auraient par contre pas eu l’opportunité de gagner un prix au Meilleur du Web pour leur site…
Etre de très grands architectes ne fait pas de vous de très grands communicants digitaux et c’est très bien ainsi. Chaque métier requière des compétences parfois transverses, mais l’exercice philosophique a également ses limites et il n’existe pas (plus?) de créatif « universel » selon moi.

Mais je m’égare. Revenons donc au postulat du titre de cet article; pourquoi diable le Meilleur du Web n’aurait-il pas besoin du web? Qu’est-ce que ce titre essaie de dire, au delà du teasing?

Durant toute la cérémonie de remise des prix, je n’ai cessé de penser à la chance que nous avions en Suisse romande, de posséder tant de talents et de possibilités diverses. Pensez donc, en 1 soirée environ 300 créatifs d’agences web aux profils très divers, certaines axées création, d’autres réseaux sociaux, d’autres encore stratégie et mesure de la performance online, etc. se sont retrouvés dans un écrin prodigieux, ouvert jour et nuit aux étudiants du non moins prestigieux EPFL, pour récompenser des projets mettant en valeur par exemple, la Haute Ecole-SO du Valais, jouant le jeu et perchant ses étudiants à plus de 2’000 m d’altitude pour leur nouvelle communication, et tout ça dans la bonne humeur.

Que de talents divers réunis, que de réussites de notre région lémanique et plus globalement de la Suisse. Alors oui, les architectes du Rolex Center sont japonais, oui plus de 40% des étudiants de l’EPFL sont étrangers, oui de nombreux créatifs de la région viennent de France ou de plus loin. Et c’est tant mieux! Le propos de cet article n’est pas de glorifier une Suisse fermée mais bien d’y voir toute la force et la chance d’avoir un bassin économique, technologique et académique tourné vers le futur avec succès et ouvert au monde.

Le meilleur du Web ne récompense donc pas le web selon moi, mais le meilleur de nos ressources plurielles. Le web ici n’est que le prétexte, le vecteur de cette réussite transverse.

La créativité n’est pas universelle, le talent si.

Antoine Savolainen, directeur général

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